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Historique du CSF et de l’éducation en français en Colombie-Britannique

 

Date Événement
1793 Expédition d’Alexandre McKenzie. Dix membres l’accompagnent dont six sont des Voyageurs canadiens français (Doucette, Landry, Beaulieux, Bisson, Beauchamp et Contois).
1807 Un groupe de Voyageurs fonde Fort George, aujourd’hui Prince George.
1848-1849 Au départ, les écoles religieuses françaises étaient destinées aux Amérindiens, aux Métis, aux Francophones, puis à la demande des autorités, les écoles doivent aussi accommoder les enfants anglophones.
1860-1890 Sur une période de 30 ans, les religieux et religieuses francophones établissent des écoles à divers endroits de la province (Kelowna, Mission, Williams Lake, Kamloops et Cranbrook).
1871 Création du système d’école publique en Colombie-Britannique.
1910 Plusieurs francophones arrivent de l’Est. Ouverture de la première école catholique de Maillardville, l’école Notre-Dame de Lourdes, qui ouvre ses portes aux enfants francophones de la communauté.
1964 La Fédération canadienne-française de la Colombie-Britannique (F.C.F.C.B.) concentre ses efforts sur l’établissement d’écoles françaises non confessionnelles dirigées et administrées par des commissaires francophones.
1977 Près de cent ans après avoir établi un système d’éducation publique, le gouvernement de la C.-B. accorde aux francophones le droit à l’instruction en français.
Les principes gouvernant l’enseignement en français sont établis dans un programme portant le nom de « Programme cadre de français » (PCDF).
1979 Le PCDF débute avec 232 élèves répartis dans 9 programmes sous la juridiction des districts scolaires anglophones.
1982 Adoption de la Charte canadienne des droits et libertés. L’article 23 de la Charte donne le droit aux minorités de langues officielles à l’éducation pour leurs enfants, dans leur langue maternelle, et ce là où le nombre le justifie.
1983 Ouverture de la première école francophone publique et homogène de C.-B. : l’école Anne-Hébert de Vancouver.
1988 L’Association des parents du Programme cadre de français (APPCF) entreprend un recours juridique contre le gouvernement provincial afin d’obtenir le droit à la gestion du système d’éducation francophone.
1989 Pour la première fois, la Loi scolaire de la province contient une clause définissant les droits des parents francophones sous l’article 23 de la Charte canadienne.
1990 La Cour suprême du Canada rend son jugement dans l’affaire Mahé. Le gouvernement met sur pied un comité spécial sur l’éducation francophone.
1991 Le Comité spécial recommande la création de trois conseils scolaires et propose un mécanisme de mise en œuvre. Aucun suivi n’est assumé par le gouvernement.
1994 Réactivation du recours juridique ajourné en 1990.
1995 Novembre – Création, par voie de réglementation, de l’Autorité scolaire (Francophone Education Authority) ayant une juridiction sur le territoire compris dans le corridor Chilliwack – Victoria.
1996 Août – Décision du juge Vickers de la Cour suprême de la C.-B. dans le recours juridique réactivé en 1994. Victoire des parents.
1997 28 juillet – Assemblée législative adopte le projet d’amendement à la Loi scolaire (Bill 45) et par le fait même reconnaît de façon permanente les droits des francophones en matière d’éducation en C.-B.
1997 Décembre – Un nouveau recours juridique est intenté contre la province afin d’obtenir, pour le Conseil scolaire francophone, la juridiction sur tout le territoire de la province et pour obtenir le respect de la décision de 1996 du juge Vickers.
1998 Janvier – L’association des parents francophones de la Colombie-Britannique devient la Fédération des parents francophones de Colombie-Britannique.
1998 27 mars – Suite au second recours juridique intenté par les parents, le Cabinet provincial adopte un amendement à la réglementation régissant le Conseil scolaire francophone, ce qui lui donne juridiction sur toute la province, et ce à compter du 1er juillet 1999.
1998 Novembre – Le juge Vickers de la Cour suprême de la C.-B. rend son jugement dans le recours initié en décembre 1997. Adoption d’un règlement régissant un processus de médiation lorsqu’il y a mésentente entre le CSF et les districts scolaires dans le cadre de la négociation des ententes de services (location d’espaces, transport scolaire, prêt de personnel, etc.).
1999 Juillet – Le CSF obtient la juridiction sur le programme d’éducation francophone à travers toute la province. Le nombre de régions électorales passe de 5 à 7.
2002 Le ministère de l’Éducation alloue 15 millions $ pour la construction de 2 écoles francophones : l’école Gabrielle-Roy à Surrey et l’école André-Piolat à North Vancouver.
2004 Le Conseil scolaire continue de grandir.  Le ministère de l’Éducation accepte de financer la construction de 2 nouvelles écoles : l’école Victor-Brodeur à Victoria et une école secondaire à Vancouver. Près de 3 500 élèves fréquentent 37 programmes, et ce incluant 19 écoles homogènes dont 14 appartiennent au CSF.
2005 La Fédération des parents francophones continue de représenter et promouvoir les droits et les intérêts des parents francophones en C.-B.  Son membership est composé de 27 associations de parents d’école et de 10 associations de parents du secteur préscolaire.
2009 Le CSF compte 3,500 élèves, 38 écoles dont 23 sont homogènes, offrent un programme d’enseignement de la maternelle à la 12e année, des cours en ligne, le programme du baccalauréat international et signe une entente de cinq ans sur le rehaussement de l’éducation autochtone sur l’ensemble de son territoire. Le nombre des inscriptions augmente de plus de 3% annuellement. Ses écoles débordent.
2010 Conjointement avec la Fédération des parents francophones et un groupe de parents codemandeurs, le CSF intente une action juridique pour obliger le gouvernement provincial à reconnaitre ses devoirs constitutionnels et à lui donner les moyens de remplir ses obligations.

Eng


Chronology of French-as-first-language education in British-Colombia

French-Canadians and Francophones have been in British Columbia for many years. All along they demanded that their children receive a French-language education. Even though some Francophone students were able to attend French classes early on, it is only in 1982 – when the Canadian Charter of Rights and Freedom was adopted – that it became a constitutional right for Francophone parents to have their children educated in French anywhere in Canada.

Date Event
1793 Alexander McKenzie’s expedition: six of his ten crew members were French-Canadian.
1807 A group of French-Canadians Voyageurs founded Fort George, today Prince George.
1848–1849 The French religious schools served Aboriginal, Métis and French-Canadian children.
1860–1890 The French clergy, nuns (Soeurs Sainte-Anne de Québec) and priests established schools around the province (Vancouver, Victoria, Kelowna, Mission, Williams Lake, Kamloops and Cranbrook).
1871 The public school system is created in British Columbia.
1910 French-Canadians from Eastern Canada arrive. The first French catholic school, the école Notre-Dame de Lourdes, opens its doors in Maillardville and serves the Francophone community.
1951 The two French catholic schools of Maillardville went on strike to demand free transportation, school books and financing.
1964 The Fédération canadienne-française de la Colombie-Britannique (FCFCB) concentrates its efforts on the establishment of French public schools to be managed by Francophone administrators.
1968 Launch of a pilot projet in Coquitlam to offer a French-langue program at the kindergarten level at the Alderson Elementary School.
1977 More than 100 years after the creation of a public school system, the government recognized the right of Francophones to be educated in French.
1979 The Francophone program (then known as “Programme cadre”) was established in B.C.: 232 students were registered in nine school districts.
1982 Adoption of the Canadian Charter of Rights and Freedoms which recognizes the right of Canadians to be educated in one of the country’s official language (their mother tongue) wherever they reside in Canada.
1983 Opening of the école Anne-Hébert in Vancouver: the first French public stand-alone school in B.C.
1986 Creation of a new BCTF PSA: Association provinciale des professeurs d’immersion et du programme cadre (APPIPC).
1986 The Greater Victoria School Board assumes control of école Victor-Brodeur located on the military base in Esquimalt, making it the second French public stand-alone school.
1987 The third French public stand-alone school, l’école André Piolat, opened in North Vancouver.
1995 The Ministry of Education announced the creation of a Francophone School District, the Conseil scolaire francophone (Francophone Education Authority/FEA).
The Board has responsibility for French as a first language education throughout BC.
1998 The FEA assumed responsibility for hiring its own teachers–the BCTF created a new local (93).
2006 The Conseil scolaire francophone offers Francophone education and services in 39 schools around the province of which 20 are stand-alone.
It now offers a francophone program in Nelson (kindergarten to grade 2) and at Penticton Secondary (grade 9).
Current CSF enrolment is above 3,800 students, up from 1,800 in 1996, an increase of 112 %.
2009 The CSF counts 3,500 students, 38 schools of which 23 are stand-alone and provides education from kindergarten to grade 12, école Virtuelle, International Baccalaureate and just signed a five years Aboriginal Education Enhancement Agreement to cover all jurisdiction.
The number of subscriptions increases by more than 3% every years and its schools are overflowing.
2010 The CSF and the Fédération des parents francophones launch a legal action to force the Province to recognize its constitutional rights and to give the appropriate means to meet its obligation.