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La tendance se maintient : une autre excellente année au CSF

2 février 2011

(Richmond, le 31 janvier 2011) Une augmentation de plus de 2 % de la clientèle scolaire; près de 4 500 élèves; plus de 80 % de ses effectifs fréquentent les classes de la maternelle à la 7e année; 540 enfants sont en première année; 10 % de ses élèves sont d’origine autochtone; 75 % des élèves de 7e réussissent les examens provinciaux de mathématiques; 78 % réussissent les tests de compréhension orale; 80 % réussissent les examens d’écriture; 85 % des finissants et des finissantes obtiennent leur diplôme.

Ces données dressent le portrait statistique du Conseil scolaire francophone tel qu’il se présentait en décembre 2010. En déposant son rapport annuel devant le Conseil d’administration, le 29 janvier, le directeur général du CSF, M. Mario Cyr a qualifié l’année 2009-2010 de « grande année, marquée de nombreux succès ».

Pour bien mettre ce tableau en perspective, il est intéressant de mentionner que les élèves du CSF continuent d’obtenir des résultats identiques sinon meilleurs que ceux des élèves des écoles anglophones de la province. En fait, bien que controversés, les tests d’habiletés de base du gouvernement provincial établissent clairement la supériorité des élèves de 7e année du Conseil scolaire francophone en écriture et en lecture. Il en est de même pour les cours optionnels comme la Chimie, la Physique ou l’Histoire où le taux de succès des élèves du CSF gravite entre 76 et 81 %, sans aucun échec dans ces matières.

Mais il reste encore de nombreux défis. La francisation est un domaine qui préoccupe le conseil depuis plusieurs années.  Malgré le fait que nos élèves sont des ayants droit, plusieurs arrivent à la maternelle avec une connaissance limitée de la langue française. En fait, 24 % des élèves du CSF doivent recevoir des cours de francisation. Encore cette année, l’utilisation de la langue française à la maison a poursuivi sa régression. Depuis 2003, ce taux est passé de 59 % à 45 %. De façon inversement proportionnelle, l’usage de l’anglais est passé de 34 % à 46 % pendant la même période. Cette situation a évidemment des implications directes pour le CSF et ses écoles.

L’année scolaire 2009-2010 a tout de même permis d’étendre le programme du Baccalauréat International vers le premier cycle secondaire dans 5 écoles du Conseil scolaire. Le CSF a également terminé le déploiement des ordinateurs portables à tous les niveaux d’enseignement; l’École virtuelle a augmenté ses effectifs et le nombre des cours offerts en ligne. Finalement, le CSF a terminé l’analyse de son dernier plan stratégique et adopté les grandes lignes de son prochain Plan de 3 ans.

En terminant, il est important de constater que l’espace demeure le plus gros défi du Conseil scolaire francophone. La situation est critique dans plusieurs communautés, particulièrement à Vancouver, où il faut remplacer l’école Rose-des-Vents; Kelowna, où il faut loger le programme secondaire de l’école de l’Anse-au-Sable et Victoria, où le manque d’espace freine la croissance exceptionnelle de l’école Victor-Brodeur.  Le CSF a des besoins pressants dans une quinzaine d’autres communautés de la Colombie-Britannique.

Pour le Directeur général du CSF, «seule une intervention du ministère de l’Éducation pourra permettre aux francophones d’avoir une éducation de qualité équivalente à celle de la majorité anglophone. En attendant, le Conseil scolaire francophone est déterminé à offrir la meilleure éducation qui soit. Et les chiffres sont là pour prouver que nous y parvenons.»

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Catégorie:  Nouvelles