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Le CSF et la FPFCB poursuivent conjointement la province

4 juin 2010

(Vancouver, le 3 juin 2010) Après avoir tenté par tous les moyens de trouver une solution aux inégalités qui existent entre les communautés francophone et anglophone dans le domaine de l’éducation élémentaire et secondaire, et avoir vainement cherché à résoudre les obstacles qui entravent la croissance de l’éducation francophone en Colombie‐Britannique, le Conseil scolaire francophone de la C.‐B. et la Fédération des parents francophones de cette province déposent conjointement une poursuite devant les tribunaux, contre le gouvernement de la Colombie‐Britannique.

Cette poursuite conjointe en Cour suprême de la province touche une quinzaine de sites scolaires et comprend les noms d’une trentaine de parents codemandeurs. La présidente du Conseil scolaire francophone, Madame Marie Bourgeois, affirme que « le gouvernement provincial a l’obligation constitutionnelle d’assurer une éducation de qualité aux enfants des parents francophones de la Colombie‐Britannique. Des discussions, au printemps 2010, nous ont clairement démontré qu’il fallait changer de ton dans nos relations avec le gouvernement et qu’il ne restait que la voie juridique pour assumer nos responsabilités à l’égard des parents francophones de toute la province. C’est donc le chemin que nous prenons.»

La présidente de la Fédération des parents francophones, Madame Pauline Gobeil, confirme que « dans plusieurs régions de la province, les espaces pour offrir l’éducation en français sont inadéquats et la situation est alarmante. Cette situation empêche le CSF de desservir toute la clientèle potentielle et d’offrir des services éducatifs de la plus haute qualité et équivalents à ceux offerts aux anglophones. Cela a pour résultat une assimilation galopante des jeunes francophones en Colombie‐Britannique. Avec l’appui du CSF, il en revient aux parents de revendiquer leurs droits, une fois de plus, afin que nos enfants puissent s’épanouir en français dans nos communautés. Le gouvernement provincial doit donner au CSF les moyens de gérer la forte croissance dans ses écoles et d’offrir à nos enfants, des écoles sécuritaires et adéquates. »

Le Conseil scolaire francophone et la Fédération des parents francophones sont représentés par la firme Heenan Blaikie d’Ottawa, qui possède une expérience exceptionnelle auprès des organismes des secteurs public et parapublic, telles que les commissions scolaires. Le CSF et la FPFCB vont déployer tous les efforts pour que la requête soit entendue le plus tôt possible, tout en souhaitant qu’un règlement puisse intervenir avant de comparaître devant le tribunal.

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Catégorie:  Contestation juridique