Concours d’art oratoire 2026 : les élèves du CSF récompensé·e·s
Pour cette 41e édition, ce sont près de 240 élèves de la province qui se sont réuni·e·s à l’Université Simon Fraser pour le concours d’art oratoire organisé par Canadian Parents for French.
Les élèves de la 6e à la 12e se sont livré·e·s à des tirades engagées, devant des jurés présent·e·s pour les évaluer.
Le CSF tient à féliciter les élèves qui ont participé et se sont distingué·e·s durant cette compétition provinciale. Évalué·e·s par des juges, les élèves ont présenté des discours d’une durée 3 à 5 minutes, sur le sujet de leur choix, et ont été évalué·e·s à l’aide d’une grille officielle.
Félicitations également à l’ensemble des personnes qui ont rendu cet événement possible, dont l’équipe organisatrice, les bénévoles et les membres du personnel des écoles qui ont soutenu les élèves dans cette compétition.

Lucie Ferrari, direction de l’école des Rose-des-vents, occupe les responsabilités de juge en chef pour la 3e année consécutive. “Soyez fiers de vos enfants et passez une merveilleuse édition du concours, bonne chance à l’ensemble des participants !”, déclare-t-elle lors de l’ouverture du concours d’ouverture.
Parmi les élèves récompensé·e·s, Elena Cortés a été surprise de sa victoire. Sa présentation portait sur l’accès à l’eau portable des personnes autochtones. L’idée lui est venu lors d’un cours de sciences humaines, où elle a réalisé l’impact de la Loi des indiens et ses répercussions concrètes sur le quotidien des personnes autochtones dans tout le pays. Ce sujet l’a tellement touchée qu’elle a décidé de rédiger son texte pour le concours d’art oratoire, qui lui a valu la première place dans sa catégorie 9e-10e année !
Un grand bravo aux gagnantes des écoles suivantes :
- Elena Cortés (L’accès à l’eau potable dans ls réserves des Premières Nations), Salimah Sylla (La colonisation de l’Afrique), Melianne Kongo (Les fusillades dans les écoles) pour l’école Jules-Verne ;
- Mackenzie Hall (Un sport qui dépasse les limites) pour l’école La Passerelle ;
- Matilda Doire (Le changement climatique) pour l’école La Grande-ourse ;
- Lina Ghali (Le problème de l’itinérance) pour l’école Anne-Hébert.
Les élèves qui ont été récompensé·e·s ont désormais rendez-vous à Ottawa pour la compétition nationale. Le CSF leur souhaite beaucoup de succès pour la suite de cette aventure oratoire !




Le concours d’art oratoire est une compétition qui permet de développer des compétences en communication orale en public, tout en renforçant l’intérêt des élèves pour l’enseignement du français. Il constitue un exercice pratique, porteur de compétences utiles pour l’avenir, et un espace de rencontre entre francophones et francophiles de la province et au Canada. Si vous êtes intéressé·e·s, n’hésitez pas à vous renseigner dans votre école pour participer au concours d’art oratoire de l’an prochain.
Un grand merci à Canadian Parents for French pour le partage des photos prises lors de l’événement.
Découvrez la présentation préparée par Elena Cortés de l’école Jules-Verne qui lui a valu la première place dans la catégorie Francophone 9e/10e.
Que faites-vous quand vous avez soif, ou quand vous voulez faire la vaisselle ? Vous ouvrez probablement votre robinet. Et là en sort une eau claire, propre, traitée… potable! Pourtant, ce geste anodin ne l’est pas pour des millions de personnes dans le monde. Mais aujourd’hui, je vais vous parler d’ici, du Canada et de milliers de personnes qui sont exclues de ce service qui est pourtant un droit. Chers Juges, chers auditeurs et chers amis, aujourd’hui, j’ai pour objectif de vous faire prendre conscience que depuis la Loi sur Indiens de 1876, des centaines de réserves des premières nations au Canada souffrent toujours d’un manque d’accès à l’eau potable.
Pourquoi la Loi sur les Indiens est à l’origine de ce problème ? Parce qu’elle a mis en place, parmi d’autres choses bien sûr, le système des réserves. En fait, les réserves représentent une portion infime de leur territoire et souvent, elles sont dépourvues ou éloignées des ressources, qui ont été monopolisées par le gouvernement. Depuis, elles souffrent d’un manque de financement pour y accéder et donc d’un manque d’infrastructures et de services. C’est le cas de l’eau potable. Alors qu’en même temps, l’eau potable du Canada est réputée comme l’une des meilleures au monde. D’ailleurs, en 2022, c’est une ville de notre province, Clearbrook qui a gagné le prix international de l’eau la plus gouteuse. Alors comment se fait-il que selon une étude du Centre de gouvernance de l’information des Premières Nations, en 2019, seulement 72% des adultes vivant dans des communautés autochtones avaient accès a de l’eau potable durant toute l’année?
*La difficulté d’accès à l’eau potable affecte la vie quotidienne et la santé des populations autochtones. Je vais vous donner l’exemple d’Alexandra Whiteduck, qui a témoigné sur les évènements suivants. C’est une Kitigan Zibi Anishinabeg, du sud du Quebec. A 14 ans, elle est tombée gravement malade, avec toute sa famille. La cause : une intoxication au chlore. C’est comme ça qu’elle a découvert toute l’histoire. Avant, tout le monde pompait l’eau souterraine à partir de puits, mais une eau qui contenait des taux d’uranium très élevés. Alors, sa communauté est tombée sous un avis de non-consommation de l’eau. Ensuite, le gouvernement a installé un système de traitement des eaux usées, mais qui était connecté qu’a la moitié des maisons. En plus, le niveau de produits chimiques utilisé, notamment le chlore, est toxique. En somme, les habitants de la réserve ont le choix entre de l’eau polluée soit à l’uranium, soit au chlore…
Un autre cas médiatisé a été celui de la communauté d’Attawapiskat, en Ontario. Depuis les années 70, ses membres devaient boire l’eau qui venait d‘un lac stagnant. Du coup, là aussi, il fallait utiliser une énorme quantité de produits chimiques pour la rendre consommable. Il a fallu 50 ans pour que le gouvernement installe 2 stations de traitement à processus d’osmose inverse. Le problème : elles ne sont mêmes pas connectées aux résidences. Du coup, il est courant de voir des ainés marcher 2km par jour pour aller chercher de l’eau. Alors, en 2024, Charles Hookimaw, un membre de la communauté, a porté plainte aux Nations Unies contre le gouvernement pour son incapacité à fournir de l’eau potable a sa nation.
Pourtant, en 2015, le gouvernement avait promis d’éliminer complètement en 2021 les avis d’ébullition d’eau à long terme chez les communautés autochtones. Il y en avait alors 133. Pourtant, en 2026, il en reste encore 39. En plus, ces statistiques ne reflètent pas la réalité pour plusieurs raisons. D’abord, elles ne prennent pas en compte les avis d’ébullition à court terme, d’une semaine, 2 mois, qui sont pourtant très fréquents. Deuxièmement, la question de la toxicité des produits chimiques n’est pas toujours prise en compte dans l’évaluation de la potabilité de l’eau. Ainsi, beaucoup de communautés partout à travers le Canada dont les avis d’ébullition ont été levés n’ont en vérité toujours pas accès à l’eau potable.
Donc finalement, comment améliorer la situation ? C’est sûr que l’activisme et la médiatisation des cas sont décisifs. Maintenant, il faudrait réviser la méthode statistique pour qu’elle devienne une base plus réaliste pour les décisions qui doivent être prises. Il faudrait aussi accorder plus d’autonomie et de financement aux Premières Nations sur leurs propres systèmes d’eau. Et si vous avez envie d’aider, vous pouvez faire des donations ou vous engager dans des associations comme One Drop, ou Dreamcatcher, qui travaillent pour faire connaitre ce problème et y remédier. Car ce dont je viens de vous parler est aussi un enjeu de vérité et réconciliation. Merci de m’avoir écouté.
Ces articles pourraient aussi vous intéresser
Voir toutes les archives
Baisse significative de la consommation énergétique au sein des écoles du CSF
RICHMOND, le 11 juin 2026 – Le Conseil scolaire francophone (CSF) de la Colombie-Britannique souligne les […]
Des élèves de l’école du Bois-joli se distinguent aux Fêtes du patrimoine de Delta
En mai dernier, trois élèves de l’école du Bois-joli ont participé aux Fêtes du patrimoine […]
Perturbations à prévoir durant la Coupe du monde 2026 de la FIFA à Vancouver
Le Conseil scolaire francophone (CSF) de la Colombie-Britannique tient à informer les familles et les […]
